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endetté le club marocain souffle un petit peu

L’information est du quotidien arabophone Al Akhbar. Le tout nouveau président du Raja Casablanca Anis Mahfoud a trouvé 8 millions de dirhams dans les caisses (environ 800,000 euros). Une somme maigre au vu des titres du Raja et des ventes réalisées: Ben Malango et Soufiane Rahimi ont rapporté 7 millions d’euros. Au total, le club dispose de revenus estimés à 13 millions d’euros entre les titres et ses ventes en 2021.

Mais les Verts affichaient des dettes colossales. Lors de leur Assemblée générale en octobre, le tableau présenté en direct par les dirigeants était loin d’être reluisant. Sur les exercices se terminant à juin 2018, juin 2019 et juin 2020, la dette (hors impôts et engagements des joueurs non échus) est passée de 80 millions de DH (8 millions d’euros), à 5.7 millions d’euros puis à 8,5 millions d’euros. En decembre 2020, le club affichait une dette de 8,1 millions d’euros. Mais il ya eu pire en avril 2018 où ce gouffre était de 10,9 millions d’euros.

En 2020/2021, les charges du Raja ont fortement augmenté

En 2020/2021, les charges du Raja ont fortement augmenté

Deficit important

Durant le dernier exercice, le déficit restait aussi important. Les pertes du club en raison de la pandémie, de l’absence de recettes sponsoring et autres sont évaluées à 4.5 millions d’euros. Une situation qui s’est aggravée, comparée à la saison 2019/2020 où elles étaient de 3,7 millions d’euros. Les recettes provenant de la vente de billets des matchs, y compris les cartes d’abonnement, ont baissé de 96% durant la dernière saison, passant de 2,6 millions d’euros à seulement 93.000 euros.

Dans le même temps, les charges ont augmenté de 2,8 millions d’euros environ par rapport à 2019-2020, passant de 11.6 millions d’euros à 14,5 millions d’euros, soit 25% de plus. Cette hausse s’explique par les charges du personnel qui ont bondi à 58%. Elle provient principalement des primes provisionnées de la Coupe arabe et de la Coupe de la CAF remportées par les Verts. Mais ces données n’intègrent pas les deux grosses ventes de Malango et Rahimi ainsi que les primes de la Coupe arabe et de la Coupe de la CAF qui ont beaucoup rapporté au club.

Anis Mahfoud nouveau president du Raja

Anis Mahfoud nouveau president du Raja

Masse salariale, pas encore le feu

L’autre principale information dévoilée par les dirigeants est la progression inquiétante de la masse salariale (salaires, primes, personnel…). Elle était de 3,8 millions d’euros en juin 2018, avant d’augmenter à 6,2 millions un an plus tard et d’atteindre 7,6 millions en juin 2020 (primes, charges personnel comprises). Mais selon les normes FIFA, les Verts sont dans les règles, car le ratio de la masse salariale sur les revenus reste à 57% en attendant la fin de ce nouvel exercice. Il est de 61% sans la price en compte des produits de la vente de l’ex-capitaine Badr Bannoun à Al Ahly (Egypte).

« C’est une tendance mondiale notée sur les quatre dernières années », se justifie la Direction. “Quand ont regarde l’évolution de ce ratio sur les 10 dernières années, on trouve que le Raja ne l’a pas toujours respecté”. En effet, ce ratio a été à 92% in 2014/2015, à 99% la saison suivante et meme 159% in 2016/2017 avant de retomber à 69% in 2017/2018. « C’est ce ratio masse salariale/ recettes qui reste le plus pertinent pour juger de la santé financière d’un club », tente-t-on de rassurer.

Le club fait confiance par ailleurs à la valeur de ses actifs. Selon la direction, ils atteignent 24,3 millions d’euros. Ces actifs sont répartis entre son académie, son center d’entrainement (14.8 millions d’euros), mais aussi ses immobilisations corporelles (8 millions) et les produits à recevoir en sponsoring et de la Fédération, et enfin les stocks en banque évalués à 300,000 euros.

Mohamed Hadji

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